Chapitre 5
Il se tenait là, devant elle, non mais qu'est-ce qu'il fout au SIMONS ! Il ne l'a jamais vue, co... comment que? Pourquoi ? Est-ce qu'elle le connaît ?
- Ha ! Salut Kelly!
Le gars, il me regarde avec de gros yeux, surement qu' il vient de me reconnaître... Voyant que je fixe le gars étrange comme si c'est un minable, elle fait les présentations.
- Heum, voilà Bob, de son surnom et Kelly.
- Allo, dit-il froidement.
- Salut, répondis-je sur le même ton .
Après quelques mots pas bien importants échangés, il expliqua qu'il devait y aller. Quand je suis sur qu'il ne m'entendera pas, je vais lui demander c'est qui, exactement. On marche,je suis entrain d'exploser d'envi de parler, il est sort. Yeah.
- C'étais qui ?
- Bof.. Personne de bien important.
- Il travail où, il me semble de l'avoir déjà vue.
Et elle rit à s'éclater les poumons.
- Ho, ça m'étonerrait que tu l'ailles vue à son travail.
Je regarde autour, pour répondre.
- Il vend de la drogue.
Elle écarquilla les yeux.
- Comment .. aahhhh.... !
- Ouais.
- sss..
- On avait dit PLUS jamais! Tu
- Hey laisse-moi t'expliquer , me coupe-t-elle.
- Ta quoi sur toi ? Tu sais que c'est criminelle ? Que..
- Ok. On a dit plus jamais de Mush. Pas de drogue. Je prends un joint par mois, ce n'est pas un drame.
- Non non. Ce n'est pas du tout un drame, c'est juste criminelle, rien de dramatique la-dedans, dis-je alors.
- Hey hey arrêt, j'ai besoin de toi. S'il te plaît, on se chicane pas pour ça .
J'aimerais bien lui dire : Si c'est plus régulier, je le dirai à tes parents mais, cela risque juste qu'elle me le cache. Donc, je me fais la promesse de réagir si c'est pour arriver.
- Ok. C'est bon, mais je ne veux pas embarquer la-dedans, répondis-je.
- Parfait, jamais je te ferrai subir ça, promis..
Subir ça... Drôle de terme . Bref, on rentra dans le centre d'achat et on continua notre 'shooping' comme deux adolescentes avec la vie comblées et on en sortit les mains pleines de sacs et on s'étreignit pour se quitter.
Parcontre, entre nous deux, un lien commun: le viol. Qui nous a fait essayé des 'ça' , a mené Cath au joint 'au mois ' et moi à être une fille moins, heureuse. J'y pense toujours, dès que j'ai l'esprit libre, je le revois lui et son engin. Et sa voit de merde. Et sa criminalité. À combien de fille va-t-il faire ça ? À combien l'a-t-il déjà fait, et comme moi et Cath, vivent dans le silence de la peur ?
Nous perdons de notre popularité, on se retire de la gang plus souvent pour jaser. On parle nous deux, seule à seule. C'est mieux ainsi. Je respect de plus en plus ces filles, qui n'ont pas 20 amies. On en a pas besoin. Dans les 20, y en a une seule qui fait que je suis heureuse avec les 19 autres, et c'est Cath. Sans elle, je ne serais pas avec eux et elle, c'est pareil.
Couchée sur mon lit, je suis en boule, je regarde le plafond. Celui-ci tient ma langue, le vent de la fenêtre aspire mon souffle et moi, je n'oublie pas. Il m'a sali, il m'a fait du mal. Chaque fois que j'y repense, j'ai un pincement au niveau de la poitrine, comme un trou qui veut s'agrandir. Au fur et à mesure que les jours passent, le vide s'agrandit, le male dur et les secondes de ce mal du début, sont devenus de grosses minutes.
Ce vide psychologique, cette solitude mentale, ce soleil qui ne se lève plus depuis, me donnent envi de compenser physiquement ...